J’ai envie de vous partager mes réflexions autour d’un sujet plutôt interpellant : être responsable de sa VIE…

Allons-y.

Longtemps j’ai vécu dans la peur. Celle de me montrer, de briller, de VIVRE tout simplement. Ayant vécu pas mal d’expériences d’abandon, j’ai longtemps cru que je n’étais pas aimable, que je n’avais pas le droit, que je méritais pas et je rejetais la responsabilité de ces croyances sur toutes les personnes qui m’avaient abandonnées.

C’était tellement plus simple de jouer les Caliméro, de dire que vu ce que je portais, c’était normal de vivre avec de telles croyances et de les trainer comme de vieilles casseroles qu’on passe son temps à récurer…

Je cherchais à me faire plaindre mais en même temps je n’osais pas dire quand je me sentais mal. J’attendais que les autres le devinent. Ce qui arrivait rarement et renforçait encore mon sentiment de ne pas être aimable, ma peur d’abandon et tout ce qui va avec. La boucle était ainsi bouclée…

Depuis des années, de thérapeute en thérapeute, de stage en formation, de prises de conscience en prises de conscience, j’ai appris à démêler l’écheveau de mes abandons, à mettre des mots sur les émotions sourdes et surtout à les transmuter.

A force de questionnements et de démarches, j’ai fini par m’ouvrir à la VIE ! A oser lâcher mes peurs, à m’autoriser à recevoir ! Et depuis, ce n’est que du BONHEUR !

Alors oui, de temps en temps, je reçois un rappel à l’ordre de mon mental, une petite peur remonte. Ce n’est pas grave. Dans ces moments-là, j’accueille la petite Véronique. Je la prends dans mes bras. Je la rassure. J’écoute un ancrage musical berçant. Et je m’apaise. Et si ça ne suffit pas, je prends mon téléphone ! J’ose admettre que ça ne va pas !

Et la responsabilité dans tout ça ? Et bien c’est une des dernières grosses claques que je me suis prise dans mon cheminement pour m’ouvrir à la VIE. Une amie thérapeute chère à mon cœur m’a regardée avec douceur, amour et bienveillance et m’a dit « quand vas-tu lâcher ton identité de victime ? »

Sur le moment, je l’ai détestée. Et la seconde d’après, j’ai fondu en larmes car oui, elle avait raison. C’était tellement plus simple d’accuser la terre entière que d’être à 100 % responsable de ma vie et surtout de ce que je faisais de mon vécu.

Depuis, chaque jour, je remercie encore plus d’être en vie et surtout, je répète, que je suis aux commandes et que je ne laisse rien ni personne décider pour moi.

Et vous, combien de fois tombez-vous encore dans le « c’est pas moi c’est les autres ? » C’est la faute de « mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs ». Quand ce n’est pas « c’est la faute du patron, du gouvernement,… » C’est tellement plus simple de subir que d’être acteur.

Loin de moi de vous dicter le comportement à adopter ! Je ne suis certainement pas parfaite et il m’arrive encore de me plaindre, d’en vouloir au mauvais temps, au retard du métro, à l’imbécile qui me fait une queue de poisson ou que sais-je encore… Mais alors je le fais en conscience. Ca peut avoir l’air idiot mais au moins j’assume la responsabilité de ma râlerie. Et faute à moitié avouée… 😉

Je vous invite à essayer. Pas à pas, de changer votre regard. D’oser prendre vos responsabilités. Vous m’en direz des nouvelles !

Et pour conclure, cette phrase que j’adore : « Je suis responsable à 100 % de ce que je dis, vis et ressens. Je suis responsable à 0 % de ce que les autres disent, vivent et ressentent. »

Pour aller plus loin, je vous invite à pratiquer le protocole d’EFT et Fleurs de Bach que je vous ai préparé sur le sujet et que vous trouverez ici.

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